11ème séance, samedi 12 janvier : révisions et parade de sixte

Après trois semaines d'inactivité en escrime, je sais que les enfants ne seront plus vraiment à distance, moins bien coordonnés et moins équilibrés.

On va donc faire quelques révisions et approfondir certains termes de vocabulaire. Effectivement, de septembre à décembre, nous avons travaillé sur :

- la position de garde,

- l'attaque directe,

- la parade riposte,

- l'attaque indirecte, quand il y a impossibilité de toucher directement en raison d'une ligne fermée.

Je vais profiter de cette séance de révisions pour mettre l'accent sur le nom des deux attaques que nous avons vues, ainsi que sur celui des positions de main. Je ne l'ai pas fait au cours de l'apprentissage car cela l'aurait alourdi. J'ai préféré me concentrer sur le sens : quand c'est ouvert, j'attaque tout droit; quand c'est fermé, je vais de l'autre côté; si on m'attaque, je peux fermer la ligne pour me défendre et ensuite riposter.

Par contre, j'avais dès le début insisté pour que les termes "parade-riposte" soient bien identifiés car ils étaient essentiels à la compréhension de la convention et donc à l'attribution de la touche.

Donc, avant de passer à l'attaque composée, je préfère fixer le vocabulaire. C'est important car dans peu de temps, ils feront des "feintes de coup droit" et des "feintes de dégagement". Il sera alors essentiel de savoir quel type d'attaque ils vont devoir simuler (faire semblant de faire un coup droit), quel type d'attaque sera utilisée pour porter la touche (dégager pour toucher).

Les fondamentaux

On les fait maintenant fleuret en main. Cela permet de revoir les noms des positions sixte et quarte. Je fais venir un élève et je montre devant le groupe que, lorsque la main est bien positionnée en sixte, on ne peut pas rentrer dans cette ligne. Si elle est mal positionnée (c'est souvent le cas quand le pommeau n'est pas sur le poignet), on peut rentrer par deux endroits.

On retravaille les marches sur place. On enchaîne avec : marche sur place + marche. On passe ensuite à deux marches consécutives, la consigne étant de faire des marches de tailles égales. On fait quelques attaques, en insistant bien sur le bras qui doit s'allonger d'abord et l'équilibre à la fin de l'attaque.

Le nom des actions offensives

Je fais venir un élève. "On a travaillé deux attaques différentes, elles ont chacune un nom...". Beaucoup d'élèves pensent que l'attaque s'appelle la fente. Il faut bien préciser que la fente n'est qu'un outil permettant d'attaquer. On peut faire des actions offensives bien différentes toujours avec une fente.

Je donne donc le nom des deux actions offensives qu'ils ont travaillées : le coup droit qui, comme son nom l'indique, s'effectue suivant une ligne droite car la ligne est ouverte et le dégagement qui se fait lorsque "la porte est fermée" et que l'on est obligé de passer de l'autre côté. J'estime que c'est mieux de donner la nomenclature des actions après les avoir travaillées, une fois qu'elles ont été intégrées par les élèves, ainsi ils les retiennent plus facilement.

On fait la démonstration de ces deux actions offensives.

Révisions

Des révisions très classiques :

- cinq attaques par coup droit,

- cinq parades ripostes,

- cinq attaques par dégagement (dérobement au contact),

La parade de sixte

J'aimerais bien terminer le cycle "attaques simples - défense" par la parade de sixte. Elle est loin d'être évidente, en tout cas moins que la parade de quarte. Cette dernière est plus facile à réaliser car plus naturelle. On a plus de puissance en quarte pour frapper le fer adverse et le chemin de la risposte est déjà tracé : c'est tout droit.

Pour parer sixte, notamment lorsque la main fait quarte-sixte, la puissance est moindre et la riposte peu aisée pour des débutants. Effectivement, si elle est effectuée "droit", la lame adverse risque de gêner. Le mieux est de riposter dessous. Mais il va falloir lâcher le fer adverse que l'élève n'aura pas forcément frappé, par manque de puissance, ce qui va lui donner l'impression de ne pas avoir écarté le danger. Cela demande d'avoir bien saisi la convention. Encore une fois, pour les Poussins, c'est un exercice qui est plus compliqué parce que la règle d'attribution de la touche peut paraître abstraite.

Je décide donc de terminer là-dessus, cet exercice aura au moins l'avantage de renforcer la compréhension de la notion d'ouverture et de fermeture des lignes, que l'on protège avec un déplacement de la main.

Je reprends donc un exercice que nous avons fait il y a un mois déjà. Antoine engage et pousse un peu le fer en quarte, Jean attaque par dégagement. Ce coup-ci, Antoine devra parer sixte et riposter.

Voir Vidéo 1

Comme il nous restait un peu de temps, je me suis dit que j'aimerais bien essayer de leur faire faire une parade de sixte d'une autre manière, c'est-à-dire faire en sorte qu'ils aient une peu plus de puissance lors de la parade et surtout pour qu'ils intègrent la bonne position de la main en sixte lorsqu'elle vient fermer la ligne : qu'ils n'exagèrent pas la couverture, que leur fleuret ne se retrouve pas trop à l'extérieur.

Antoine va donc mettre la pointe par terre. Jean va attaquer par coup droit, Antoine va parer sixte en faisant en sorte de bloquer son poignet et de ne pas exagérer la position de sixte. Il ripostera ensuite dessous. Cet exercice a pour avantage de faire retrouver une position adéquate à partir d'une position de main extrême (pointe au sol); il aide ainsi l'élève à situer sa main dans l'espace.

Vidéo 2

Vidéo 3 : une riposte par dégagement lors d'un match

Vidéo 1 : Parade de sixte sur attaque par dégagement

Vidéo 2 : parade de sixte sur attaque par coup droit

Vidéo 3 : riposte par dégagement lors d'un assaut

Rédigé par Première année d'escrime

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